Les grandes castes guerrières du passé ont toujours accordé une grande place à la formation pluridisciplinaire des jeunes adeptes.

Dans la grêce antique, les jeunes Spartiates, dont la renommée en tant que guerriers redoutables est parvenue jusqu'à nous, reçevaient, dès l'âge de sept ans, une éducation orientée vers le développement des capacités de combat, en même temps qu'une instruction majeure dans les Arts et les Sciences.

Un Spartiate était une redoutable machine de guerre, qui était également capable de jouer de certains instruments de musique, de peindre, ou de participer à des joutes oratoires entre citoyens, preuve de sa vivacité d'esprit.

Au Japon, certains samurais, dont le plus célèbre, Myamoto Musashi, ont montré qu'ils maniaient la plume (et les concepts) aussi bien que le sabre.

Calligraphe ou sabreur, qu'importe l'outil, pourvu qu'il permette de polir l'esprit de l'artiste, afin d'arriver à l'essence de la pureté du geste.

En Europe, l'idéal chevaleresque qui se développe à partir du XIIème siècle, révèle cette dimension fondamentale du jeune noble.

A l'image du dieu Appolon, celui-ci doit exceller dans tous les Arts, dont celui de la guerre évidemment, qui est sa raison d'être à l'origine.

Qui douterais encore aujourd'hui, qu'un "artiste martial" ne soit pas un artiste à part entière ?!

Après tout, l'Art Martial peut n'être "qu'une" forme d'expression ; les outils et le vecteur d'expression changent, mais l'ART et le STYLE restent propres à la personnalité de l'artiste.